Téléphone : du mode fort en mode silencieux

1er mai 2014

L’évolution des jeunes pèlerins à Lourdes au cours de ces 5 jours, vue par le Père Baudouin, animateur des émissions sur RCF Vaucluse.

Il ne nous suffit pas de vous le dire à l‘antenne de la radio RCF et sur les vidéos du site de notre diocèse, nous voulons vous partager une pépite à l’écrit :
Chaque soir du pèlerinage, RCF, radio Diocésaine d’Avignon, emménage à Lourdes pour trois jours de programmes en direct pour faire partager la démarche des jeunes qui se préparent à la Profession de foi. A la fois à la radio et en Web-Télé, les jeunes sont accueillis entre 18h et 20h pour témoigner et faire part de leur expérience riche et diverse.
 
Le premier jour, les enfants sont en « mode fort » comme le téléphone bruyant, et la motivation est bien « scolaire ». A la question « Pourquoi êtes-vous ici ? », les enfants répondent inlassablement par une phrase un peu toute faite comme « aller sur le chemin de Dieu », ne sachant pas trop précisément ce dont il s’agit.
Il faut alors voir simplement le silence s’installer et les réponses devenir plus énigmatiques dès le deuxième jour : « il se passe des choses que je ne saurais dire ».
Pas facile de toucher du doigt les réalités spirituelles et de mettre des mots dessus, puisqu’en plus on ne peut l’identifier facilement.
Mais tout change, et ce, dès le troisième jour, quand ces enfants expérimentent « la rencontre ».
 
Ce qui dans leur cœur était disponible et parfois pas encore comblé se trouve habité par la personne de Dieu. Voici cet espace en mouvement comme un téléphone sur vibreur qui se met alors sur silencieux, pour écouter, goûter la présence de l’autre.
 
Voilà ce qui se passe quand on fait de la place au Seigneur, et qu’on laisse Marie prendre la place. Elle conduit dans la confiance et laisse son Fils habiter les cœurs.
 
Ainsi la recette pour que nos enfants passent du mode « fort », au mode « vibreur » puis « silencieux » n’est certainement pas de les « occuper », mais de les nourrir, les remplir de quelqu’un, le Seigneur.

Père Baudouin